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Réforme du CPF 2026 : Ce qui change ce printemps pour vos droits à la formation

Publié le 26/02/2026


Depuis le 1er mars 2026, de nouvelles règles encadrent l'utilisation du Compte Personnel de Formation (CPF). Si l'objectif affiché par le gouvernement est de réguler les dépenses publiques et de recentrer le dispositif sur l'employabilité, ces mesures introduisent des plafonds inédits.

Heureusement, des garde-fous importants ont été maintenus pour garantir l'accès à la formation des publics les plus fragiles, notamment les personnes en situation de handicap.

Les trois piliers de la réforme de mars 2026

La grande nouveauté réside dans l'instauration de plafonds de prise en charge par type de formation, quel que soit le solde disponible sur votre compte.

Type de formation                                                         Nouveau Plafond de prise en charge

Certifications (Répertoire Spécifique)                           1 500 € (hors socle CléA)

Bilans de compétences                                                1 600 €

Permis de conduire (B)                                                 900 € (+ co-financement obligatoire)


Note importante : Les diplômes et titres professionnels (inscrits au RNCP) ne sont pas concernés par ces plafonds à ce jour. Ils restent finançables à hauteur de votre solde disponible.


Focus Handicap : Des droits renforcés et protégés

Le législateur a souhaité que la réforme ne devienne pas un frein à l'insertion ou au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés. Plusieurs dispositifs spécifiques s'appliquent :

Exonération du "Reste à charge"

Alors que la participation forfaitaire (le "ticket modérateur") a été revalorisée à 103,20 € (indexée sur l'inflation) pour la majorité des salariés, les personnes en situation de handicap en sont exonérées.

Qui est concerné ?

Les titulaires de la Carte Mobilité Inclusion (CMI) mention « invalidité », les bénéficiaires de l'AAH, ou les victimes d'accidents du travail ayant une incapacité permanente d'au moins 10 %.

L'avantage :

Pour ces bénéficiaires, la formation reste accessible sans avance de frais personnels, sous réserve que le coût entre dans les plafonds mentionnés plus haut.

Une alimentation du compte plus généreuse

Le calcul des droits annuels reste plus favorable pour compenser les éventuels parcours hachés ou les besoins de reconversion :

  •     800 € par an (au lieu de 500 € pour un salarié classique) sont versés sur le compte, dans la limite  d'un plafond total de 8 000 €.
   Ce montant s'applique dès lors que la personne travaille au moins à mi-temps.


Abondements et co-financements

Pour les formations dépassant les nouveaux plafonds (par exemple un bilan de compétences à 2 000 € alors que le plafond est à 1 600 €), les personnes handicapées peuvent solliciter des abondements de l'Agefiph ou du FIPHFP. Ces organismes interviennent pour couvrir le "reste à charge" afin de sécuriser le projet professionnel.

Comment réagir dès maintenant ?

Si vous envisagez une formation ce printemps, voici la marche à suivre :
  •     Vérifiez votre statut : Assurez-vous que votre situation de handicap est bien déclarée sur votre espace "Mon Compte Formation" pour bénéficier automatiquement des exonérations.
  •     Comparez les tarifs : Avec les nouveaux plafonds, les organismes de formation ajustent leurs prix. Un bilan de compétences dépassant 1 600 € nécessitera désormais une validation de financement complémentaire.
  •     Sollicitez votre employeur ou conseiller : Le co-financement devient la norme. Pour le permis B par exemple, un tiers (employeur, France Travail, etc.) doit désormais contribuer à hauteur de 100 € minimum pour débloquer les fonds CPF.

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